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Montréal métropole : jalons d’histoire

01/05/2014

 

 

 

Fondée en 1642, Montréal sera pendant longtemps un avant-poste militaire de la Nouvelle-France, évoluant à l’ombre de Québec. Aux 17e et 18e siècles, ce petit bourg fortifié vit d’agriculture et de commerce. La ville influence le développement des côtes de l’île de Montréal et des seigneuries voisines, devenant le chef-lieu de la fertile et prospère plaine de Montréal. Toutefois, la sphère d’action des marchands montréalais s’étend bien au-delà, par leur emprise sur la traite des fourrures de l’intérieur du continent.

 

Après la conquête et le changement d’empire, le poids démographique et économique de Montréal s’accroît progressivement. Pendant les années 1830, Montréal s’impose face à sa grande rivale, Québec, pour devenir la plus importante ville des colonies britanniques de l’Amérique du Nord. Elle sera même la capitale éphémère du Canada-Uni (1843-1849). Le statut métropolitain de Montréal repose alors principalement sur sa place stratégique au cœur de la voie laurentienne, sur ses infrastructures de transport et sur la densité de ses réseaux commerciaux au Québec, en Amérique et en Grande-Bretagne. Le pouvoir économique de la nouvelle métropole s’affiche dans les imposants immeubles commerciaux du Vieux-Montréal et dans les résidences bourgeoises sur les flancs du mont Royal.

 

Montréal verra son statut de métropole économique, sociale et culturelle s’affirmer avec l’industrialisation, qui se déploie de manière soutenue à partir des années 1880, et la croissance exceptionnelle du Canada pendant le premier tiers du 20e siècle. Avec ses centaines de milliers d’habitants, la ville concentre alors la richesse industrielle et financière du Canada et figure parmi les grandes métropoles de l’Amérique. L’industrie transforme le paysage urbain et les quartiers populaires, et engendre de nouvelles banlieues industrielles. L’expansion territoriale cohabite avec une forte poussée  verticale alors que Montréal acquiert ses premiers gratte-ciel et le centre des affaires déborde le Vieux-Montréal. Avec un important mouvement migratoire et un cosmopolitisme accru, une nouvelle urbanité et une grande effervescence culturelle et intellectuelle s’expriment. La ville est un lieu de rencontre et d’épanouissement de courants venus des États-Unis et de l’Europe, ainsi qu’un pôle culturel pour le Canada français. Ces tendances se maintiennent et s’affirment, malgré les perturbations de la Crise et de la Deuxième Guerre mondiale, jusqu’aux années 1960.

 

Métropole du Canada, métropole du Québec : ce double destin caractérise Montréal pendant près de 150 ans. Tout bascule au début des années 1960. Pendant que Montréal accueille le monde entier à Expo 67, déjà Toronto est devenu la première ville canadienne. S’amorce alors un nouveau chapitre dans l’histoire métropolitaine de Montréal. Son poids et son influence au sein du Québec ne cessent de croître et la ville se transforme sous les effets de la Révolution tranquille. Une nouvelle élite économique francophone s’affirme et le visage de la métropole se francise. La configuration spatiale de l’agglomération montréalaise connaît aussi de profondes mutations avec l’étalement de ses activités et de sa population.

 

Aujourd’hui, Montréal est une véritable ville-région, une métropole contemporaine cherchant à relever les défis de l’ère postindustrielle et de la mondialisation en misant sur la créativité, l’intelligence et l’innovation.

 

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