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Métro de rêve : Station spéciale

18/05/2016

 

Antonin Labossière appelle de tous ses voeux le prolongement du métro de Montréal. Il souhaiterait concevoir au moins une station digne du 21e siècle : fonctionnelle, durable, grandiose.

 

Un concept architectural différent pour chaque station : tel était le souhait de l’administration du maire Jean Drapeau pour le réseau du métro de Montréal, au début des années 1960. Si les noms des architectes n’ont pas nécessairement marqué l’histoire, le résultat est néanmoins extraordinaire aux yeux de l’architecte Antonin Labossière, associé chez Rayside Labossière, qui rêve d’ajouter son grain au chapelet de stations existantes. « Concevoir une station de métro est un défi d’une complexité technique folle. C’est une infrastructure qui va durer une éternité. Il faut que ce soit beaucoup plus qu’un édicule technique : on s’attend à ce qu’elle apporte une valeur ajoutée. »

 

Élévation souterraine

Conçu pour « impressionner la planète » à l’aube d’Expo 67, le métro de Montréal place la barre bien haut. Comment réinventer la station de métro au 21e siècle ? « Il faut que ce soit à la hauteur de ce que l’architecture actuelle peut permettre. Pour moi, les potentiels technologiques du verre, de l’acier, de la structure, font en sorte qu’on peut faire des choses beaucoup plus flyées qu’avant. »

 

Parmi les exemples de stations qui l’inspirent particulièrement, il cite les métros de Bilbao et de Barcelone. « Les édicules de certaines stations conçues à la fin du 20e siècle présentent une architecture complètement différente des précédents. Le but était de marquer une nouvelle époque. Et on était [décideurs comme architectes] très à l’aise avec ça. »

 

« La gare de Strasbourg est un autre bel exemple de mariage interépoques réussi », poursuit l’architecte. Inaugurée en 1883, la gare a récemment été recouverte d’une verrière visant à l’agrandir. Les travaux ont aussi permis de repenser l’intermodalité afin de permettre aux voyageurs de marcher du tram au train à l’abri des intempéries.

 

« On a corrigé le manque d’espace avec une réponse fonctionnelle pour les usagers, tout en posant un geste architectural grandiose. Les infrastructures [de transport en commun] peuvent et doivent permettre ce genre d’interventions. »

 

Le souhait d’Antonin Labossière se réaliserat- il un jour ? S’il pouvait choisir, l’architecte opterait pour une station de la ligne bleue. « Je ferais celle des Galeries d’Anjou, tiens ! » ajoute en riant cet apôtre de la consommation responsable. Heureusement, il ne coûte rien de rêver.

 
 

 

Cet article est extrait du magazine de l’Ordre des architectes du Québec, Esquisses, volume 26 numéro 4.

 

Ordre des architectes du Québec 

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